18.09.2007

Hillary Clinton présente son plan de réforme du système de santé

1554d2f5a0b69ec6043c652bcb29b2de.jpgLa candidate démocrate à l'investiture Hillary Clinton a présenté son plan de réforme du système de couverture santé. Actuellement, sur les 300 millions d'américains, 47 millions ne sont pas assurés. Concrètement, s'ils tombent malades, ils doivent payer de leur poche les soins nécessaires. S'ils n'en n'ont pas les moyens, et bien tant pis pour eux. La question de la couverture santé est un des domaines clés de l'élection. Dans le cadre de la primaire démocrate, la communication d'un plan précis et ambitieux permet à Hillary Clinton d'insister un plus sur le caractère sérieux et expérimenté de sa candidature (elle avait déjà initiée une tentative de réforme dans les années 90 en tant que première dame).
 
Hillary Clinton propose donc la mise en place d'un système de couverture santé universel, dont le coût est estimé à $110 milliards par an. Son financement proviendrait de la suppression des baisses d'impôts accordés par l'administration Bush aux hauts revenus et de réductions de coûts dans la gestion du système de santé. Le plan prévoit de rendre l'assurance maladie obligatoire pour tous les américains. Il propose de renforcer le système actuel basé sur les entreprises, notamment par l'intermédiaire de crédits d'impôt. Par ailleurs, Clinton a cherché à rassurer la classe moyenne en insistant sur le fait que les personnes déjà assurées et satisfaites de leur couverture pourront la conserver leurs droits.

31.08.2007

Rudolf Giuliani : le favori républicain

ca3e8c6d496746f147bbe706535c77d6.jpgRudy Giuliani, avocat et homme d'affaire, 63 ans, est actuellement en tête des sondages pour l'investiture républicaine.
 
Rudy Giuliani était maire de New York au moment des attentats du 11 septembre et son attitude d'alors face à la crise lui ont valu une grande popularité. On l'appelait le "maire de l'Amérique" et il a été désigné homme de l'année par Times magazine.
 
Avant ces évènements dramatiques, Giuliani était déjà une personnalité appréciée. Il a été élu deux fois maire de New York où sa politique "tolérance zéro" contribua à améliorer significativement les conditions de sécurité dans la ville (chute de la criminalité, réhabilitation de quartiers...). Auparavant, Giuliani avait fait carrière dans la magistrature, notamment au ministère de la justice ou en tant que procureur dans l'Etat de New York.
 
Aujourd'hui, Giuliani se situe plutôt sur l'aile gauche de son parti. C'est particulièrement vrai pour les questions de société puisqu'il est l'un des rares républicains à n'être pas opposé à l'avortement. Il s'est également distingué de la ligne habituelle de son parti sur la question des droits des personnes homosexuelles. En revanche, ses positions se situent plus clairement à droite quand on évoque la politique étrangère. Il semble réticent face aux efforts menés pour consolider l'autorité palestinienne. Il affiche un positionnement "dur" sur des sujets tels que l'Iran ou Cuba.
 
Du fait de ses origines, l'élection de Giuliani à la présidence constituerait un événement : deuxième président catholique (le premier était JFK) et premier président issu de l'immigration italienne (pour l'anecdote, son père a été2210a53e969e0fb38bd0660af6a0c075.jpg lié à la mafia et a passé 18 mois dans la prison de Sing Sing). Enfin, s'il parvenait au poste suprême, il est fort probable que ces images lui vaudront un grand succès dans les sommets internationaux... Il s'agit d'un sketch datant de 2000, et préparé à l'occasion d'une sorte de gala de la presse. On y voit le maire travesti, en compagnie du milliardaire Donald Trump, dans un numéro digne de la cage aux folles.

24.07.2007

Obama : le discours de 2002 contre la guerre en Irak

f4053ce2f96b49562999c9430c5331ac.jpgBarack Obama est un opposant de la première heure à la guerre en Irak. Le 26 octobre 2002, il a fait un discours qui a marqué les esprits à l'occasion d'un rassemblement anti guerre. La version originale est disponible ici, en voici une traduction :
 
Bonjour. Je vais commencer en disant que même si je participe à un rassemblement anti guerre, je me présente à vous comme quelqu'un qui n'est pas opposé à la guerre quelques soient les circonstances.
 
La guerre civile (la guerre de sécession) a été l'une des plus sanglantes de l'histoire, mais c'est grâce au creuset où furent fondues les armes, grâce aux masses sacrifiées, que nous avons pu perfectionner l'Union, et débarrasser nos terres du fléau de l'esclavage.
 
Je ne suis pas opposé à toutes les guerres.
 
Mon grand-père s'est engagé dans l'armée au lendemain du bombardement de Pearl Harbor, il s'est battu sous les ordres de Patton. Il a vu morts et mourants de part et d'autre des champs d'Europe. Il a écouté les récits de ses compagnons qui entrèrent les premiers à Auschwitz et à Treblinka. Il s'est battu au nom de la liberté, qui fait partie de l'arsenal de la démocratie, et il ne s'est pas battu en vain.
 
Je ne suis pas opposé à toutes les guerres.
 
Après le 11 septembre, après avoir été témoin du carnage et de la destruction, de la poussière et des larmes, j'ai soutenu l'engagement de cette administration à traquer et à dénicher ceux qui sont capables du massacre d'innocents au nom de l'intolérance, et j'aurais pris moi-même les armes pour empêcher qu'une telle tragédie se reproduise.
 
Je ne suis pas opposé à toutes les guerres. Et je sais qu'aujourd'hui, parmi les foules, il ne manque ni de patriotes ni de patriotisme. Ce à quoi je suis opposé, c'est à une guerre stupide. Ce à quoi je suis opposé, c'est à une guerre irréfléchie. Ce à quoi je suis opposé c'est à cette tentative cynique de la part de Richard Perle, de Paul Wolfowitz et d'autres guerriers du dimanche de cette administration de nous faire avaler leurs propres vues idéologiques, au mépris des vies et du poids des épreuves.
 
Ce à quoi je suis opposé c'est à ces tentatives de la part de politicards tel Karl Rove de nous détourner des questions de l'augmentation des non-assurés, de l'augmentation du taux de pauvreté, de la baisse du revenu médian. De nous détourner des scandales financiers récents alors que la bourse vient de connaître son pire mois depuis la grande dépression.
 
C'est ce à quoi je suis opposé. Une guerre stupide. Une guerre irréfléchie. Une guerre basée non pas sur la raison mais sur la passion, non pas sur les principes mais sur la politique.
 
Je vais être particulièrement clair : je ne me fais aucune illusion sur Saddam Hussein. C'est un homme brutal. Un homme impitoyable. Un homme qui massacre son propre peuple pour assurer son pouvoir. Il a défié à plusieurs reprises les résolutions de l'ONU, contrarié ses inspections, développé des armes chimiques et bactériologiques, et a cherché à se doter de capacités nucléaires. C'est un homme mauvais. Le monde et le peuple iraquien iraient mieux sans lui.

Mais je sais aussi que Saddam ne constitue pas une menace imminente et directe pour les Etats-Unis, ou pour ses voisins. Que l'économie iraquienne est en pleine confusion, que l'armée iraquienne est une portion de l'ancienne force qu'elle représentait, et que de concert avec la communauté internationale, il peut être contrôlé jusqu'à ce que, à l'instar de tous ces petits dictateurs, il se retrouve dans les poubelles de l'histoire.

Je sais que même une guerre victorieuse contre l'Irak nécessitera une occupation d'une durée indéterminée, à un coût incertain, entraînant des conséquences imprévisibles. Je sais qu'une invasion de l'Irak sans argumentation claire et sans un fort soutien international ne fera qu'attiser les flammes au Moyen-Orient, favorisera les pires instincts dans le monde Arabe, plutôt que les meilleurs, et renforcera les recruteurs d'Al-Qaeda.
 
Je ne suis pas opposé à toutes les guerres. Je suis opposé aux guerres stupides.
 
Donc, pour ceux qui veulent un monde plus juste et plus sûr pour nos enfants, envoyons aujourd'hui un message clair au président. Vous voulez vous battre, Président Bush ? Alors achevons le combat contre Ben Laden et al-Qaeda, avec des services de renseignement efficaces et coordonnés, en démantelant les réseaux financiers qui soutiennent le terrorisme, et en se servant de programmes de sécurité intérieure qui vont plus loin que des alertes par codes de couleur.
 
Vous voulez vous battre, Président Bush ? Alors battons-nous pour que les inspecteurs de l'ONU puissent faire leur travail, battons-nous pour faire respecter fermement le traité de non-prolifération, battons-nous pour que nos anciens ennemis et actuels alliés, comme la Russie, sécurisent et au bout du compte éliminent leur stock de matériels nucléaires, battons-nous pour que des nations comme le Pakistan et l'Inde n'utilisent jamais les armes terribles qu'ils possèdent déjà, battons-nous enfin pour que les marchants d'armes, présents dans notre propre pays, cessent de semer les guerres sans fin qui font rage partout dans le monde.
 
Vous voulez vous battre, Président Bush ? Alors battons-nous pour que nos soi-disant alliés au Moyen-Orient, les saoudiens et les égyptiens, cessent d'oppresser leur peuple, d'éliminer leurs opposants, de tolérer la corruption et les inégalités, et arrêtent ces politiques économiques absurdes qui engendrent une jeunesse sans éducation, sans projet, sans espoir, une jeunesse idéale pour les recruteurs des cellules terroristes.
 
Vous voulez vous battre, Président Bush ? Alors battons-nous pour nous sevrer du pétrole du Moyen-Orient, à travers une politique énergétique qui ne fait pas que servir les intérêts d'Exxon ou de Mobil.
 
Voilà les batailles pour lesquelles nous devons combattre. Voilà les batailles que nous rejoindrions volontiers. Les batailles contre l'ignorance et l'intolérance. Contre la corruption et la cupidité. Contre la pauvreté et le désespoir.
 
Les conséquences de la guerres sont funestes, les sacrifices incommensurables. Il se peut que nous devions durant notre vie, nous lever de nouveau pour défendre notre liberté, et payer le prix de la guerre. Mais nous ne devrons pas -nous ne le ferons pas- nous engager aveuglément sur ce chemin infernal. Pour que ceux qui se mettront en marche, ceux qui paieront l'ultime sacrifice, ceux qui prouveront la pleine mesure de leur dévotion par leur sang, pour que ceux-là ne fassent pas un si terrible sacrifice en vain.

25.06.2007

Les trois princpaux candidats républicains

b4ec1d821ec490947088b3329a04a560.jpg Rudolph Giuliani, dit "Rudy". 63 ans, avocat et maire de New-York de 1994 à 2001. Surnommé "maire de l'Amérique" à la suite des attentats du 11 septembre 2001, il est également très populaire pour sa politique "tolérance zéro". Seul candidat républicain à être "pro-choice" (pour l'avortement), il est actuellement en tête des sondages pour les primaires républicaines avec 27%.

  

68b16eb1015f65e0d963b3fde97ebca6.jpg Fred Thompson, 65 ans, avocat, sénateur du Tenessee de 1994 à 2003, et... acteur (que vous pouvez notamment remarquer dans "A la poursuite d'Octobre Rouge", "Dans la ligne de mire" ou encore plus recemment dans la serie "NY Police Judiciaire"...). Fervant républicain, il soutient la politique de Bush (Iraq), est contre le mariage gay, le contrôle des armes et est "pro-life" (contre l'avortement). Chalenger populaire, il est actuellement à 19% dans les sondages.

 

27b5d96def36f2e237c6591d84b36e39.jpg John McCaine, le vétéran. 71 ans, héro de la guerre du Viêt Nam, il fut emprisonné à Hanoï pendant 5 ans et demi. Sénateur de l'Arizona, il est réputé pour être indépendant et incontrolable. Républicain centriste, "pro-life", conservateur sur les questions militaires et sociales, libéral concernant la question fiscale, il atteint aujourd'hui 15% dans les sondages.

19.06.2007

Les trois principaux candidats démocrates

8db4962355c6def2c7bde3c50b172167.jpg Hillary Clinton, la favorite. 59 ans, avocate, sénatrice de l'état de New York. Ex de Bill.
Ténor de la politique américaine, pulôt à droite du parti. En tête dans les sondages pour la primaire démocrate (env. 30%)

 

0a43ac09d8bd816cdb94df5d53e77826.jpg Barak Obama, le jeune challenger. 45 ans, avocat, sénateur de l'état de l'Illinois. Métisse.
Très populaire mais peu expérimenté, se définit comme "réformiste". Distancé par Hillary dans les derniers sondages (env. 20%) 

 

b68ad3355aa8c54f71f98eac3ea82611.jpg John Edwards, le troisième homme, 54 ans, avocat. Candidat à la vice-présidence en 2004.
Etoile montante, situé à gauche du parti. Il semble décroché dans les sondages (env. 13%)